Plonéour-Lanvern Carrefour du Pays Bigouden

Mettre en mémoire la mémoire de sa ville est lui permettre de n'être jamais oubliée. Armand CARVAL

Mettre en mémoire la mémoire de sa ville est lui permettre de n'être jamais oubliée. Armand CARVAL

 

 1 - Mairie de Plonéour-Lanvern

  2 - Mairie de Plonéour-Lanvern

3 - Église de Plonéour-Lanvern

 4 - Chapelle de Lanvern

 5 - Château d'eau de Plonéour-Lanvern

  6 - Halle Raphalen à Plonéour-Lanvern

 

  7 - Éolienne de Kerguellou à Plonéour-Lanvern

   8 - Plan d'eau de Moulin-Neuf à Plonéour-Lanvern

Cliquez ici pour lire les Nouvelles de Plonéour-Lanvern :

1. PLONÉOUR-LANVERN

Plonéour-Lanvern ville de 6200 habitants sur 4981 hectares, est la plus étendue du Pays Bigouden.

Plonéour-Lanvern ne manque pas d'actualité en toutes périodes.

Plonéour-Lanvern provient du rattachement de la commune de Lanvern à celle de Plonéour, le 31 janvier 1827.

Voir la liste des maires de Plonéour et Plonéour-Lanvern en cliquant ici

 2. Le rattachement de la commune de LANVERN à PLONÉOUR :

Par décret du 31 janvier 1827 la commune de Lanvern est rattachée à la commune de Plonéour pour donner Plonéour-Lanvern. Administré par Plonéour, Jean Alain CARVAL maire de Plonéour indique, sur les documents administratifs de la commune de Lanvern de 1816 à 1827, être le maire de Lanvern. C'était déjà un rattachement de fait. De par ce rattachement il est le dernier maire de Plonéour, le dernier maire de Lanvern et le premier maire de Plonéour-Lanvern.

 3. Particularité :

La particularité de Plonéour-Lanvern est d'avoir dans sa commune une partie, totalement enclavée, de la commune de St Jean Trolimon. Cela doit être assez rare. Une autre particularité est de trouver Tréguennec rattachée au Canton de Pont l'Abbé alors que Tréguennec se situe au dessus des territoires de Plonéour-Lanvern puisque la partie du "Méjou et du Stang" est en dessous de la ville de Tréguennec. Ces parties avaient été "annexées" par Jean Alain CARVAL maire de Plonéour, les maires de Tréguennec et de Saint-Jean-Trolimon n'ayant fait aucune remarque à ces moments. Cependant au niveau des Paroisses, à un moment donné, le bulletin paroissial faisait état de "Plonéour-Tréguennec". Enfin, Plonéour-Lanvern s'arrête, en limites, au bord de la dune. Des éléments d'histoire ont supprimé l'accès à la mer à Plonéour-Lanvern. Jadis Plonéour donnait sur la mer. Pour autant, quand on arrive au Stang, nous sommes au bord de la mer. Une décision d'autrefois ne change pas les choses. La commune de Tréguennec a un peu plus de 300 habitants. Le maire de Plonéour-Lanvern a sollicité le maire de Tréguennec afin qu'une fusion des deux communes se fasse. Les conseillers municipaux l'ont refusé. Compte tenu de la baisse de la dotation de l'État aux communes on ne sait pas si, dans les années à venir, les petites communes ne seront pas rattachées à d'autres. Peut-être que la constitution des Communautés des Communes sauvera quelques petites communes de ce genre d'éventualités.

Plonéour-Lanvern reste célèbre pour sa participation à la révolte des Bonnets Rouges, en 1675 où les clochers des paroisses de Lanvern et de Languivoa ont été décapités. Le dôme du clocher de la chapelle de Languivoa et celui de la chapelle de Lanvern ne furent jamais remontés.

4. Les jours de foire :

Les jours de foires sont toujours le 13 et le dernier vendredi du mois. Si cela est grandiose au XXe sicèle, il ne reste plus rien de cette manifestation. Quelques stands ici et là ne font pas d'eux un marché. Jadis la place du bourg est remplie de commerçants, d'artisans, de cultivateurs vendant leurs produits, leur bétail. Pont l'Abbé a pu garder cette tradition où, chaque jeudi, les habitants de toute la région bigoudène se déversent à cet endroit. Ce qu'il reste des marchés de Plonéour ce sont des photos, des images dans la tête. La réalisation des murets sur les places ont eu raison de ces commerces où les difficultés de se déployer ont fait fuir les exposants. Un temps la foire s'est mise sur la place Amiral Ronarch mais cela a été de courte durée. Les jours de foire ont donné des péripéties durant la période du début du XIXème siècle, entre la commune de Plonéour et celle de Plogastel.

La foire du 13 :

Les foires font partie du quotidien de cette époque mais leur nombre est prévu par une loi. Par une loi de 1793, Plonéour obtient 6 jours de foires dans l'année prévus comme ceci  :

a) le jour de foire est le mardi
b) les 6 mois sont les suivants : janvier, mars, mai, juillet, septembre et novembre.

Cela est ainsi depuis 1793 et l'on dit dans tout le canton que les foires de Plonéour sont les plus belles, Plonéour étant chef-lieu de canton. La commune de Plogastel, désormais canton, sollicite le changement du jour foire le fixant au lundi au lieu du mardi. Jean Alain LE CARVAL et son conseil acceptent ce changement Cependant, la commune de Plogastel fait valoir à celle de Plonéour qu'elle lui fait une concurrence commerciale puisque les transactions se font davantage à Plonéour qu'à Plogastel alors que Plogastel est chef-lieu de canton. Jean-Alain LE CARVAL répond : "Plogastel ne doit pas s'étonner d'une bien moindre fréquentation de sa foire puisque les chemins, pour ne pas dire routes, sont d'un accès difficile, sont affreux et mal entretenus pour arriver au sommet de la commune faisant remarquer qu'il n'y a pas d'abris en cas de pluie, de grosses averses ou d'orages".

Si la loi de 1793 autorisait la tenue de 6 foires chaque année à Plonéour, la réalité est différente. Un tableau général indiquant le lieu et la date des foires est imprimé chaque année afin que les participants puissent s'y rendre. Suite à une erreur d'impression, les services du département indiquent qu'à Plonéour la foire se tient le 13 de chaque mois au lieu des 6 prévues par la loi de 1793. Le maire de Plogastel considère que cela constitue un abus de la part de Plonéour. C'est pour cette raison qu'il a sollicité la modification du jour de foire. Jean-Alain LE CARVAL et son conseil municipal profitent de cette erreur d'impression, pour demander la régularisation de cette date du 13, chaque mois, comme cela se passe depuis des années. Jean-Alain LE CARVAL obtient satisfaction et il est désormais acquis à Plonéour que chaque 13 du mois il y a une foire. Cela est toujours le cas au XXIème siècle. Au-delà de la foire de Plonéour, il existe une foire annuelle à Lanvern, chaque 1er octobre. Cette foire perdura à Lanvern, après son rattachement à Plonéour, jusque la période d'entre les deux guerres. Aujourd'hui les foires, disons "marchés" ont lieu chaque 13 et dernier vendredi du mois, et un marché de légumes locaux a lieu chaque dimanche matin.

5. Ses usines :

Plonéour-Lanvern a été une ville incontournable pendant plus de 50 ans avec ses deux grandes conserveries, Larzul et Raphalen. La fermeture de Raphalen a été un coup dur pour l'emploi de toute la région bigoudène car, au-delà des salariés de l'entreprise, beaucoup d'autres emplois indirects ont été touchés. La conserverie Raphalen comptait 3 unités de production : Plonéour-Lanvern, Quimperlé et Rosières-en-Santerre, cette dernière créée en 1964. Une 4e unité de production, sise à Cestas dans l'Hérault avait été mise en oeuvre pour un groupe de conserveurs dont Raphalen. Raphalen vendait ses produits dans la France entière tant dans les grandes surfaces que les magasins de proximité. Raphalen possédait plusieurs marques à elle comme "Garres et de Pénanros" avec des circuits distincts de commerciaux dans chaque département français. Raphalen rachète Billet de Lesconil en 1965 qui ferme ses portes en 1965. Pendant des années, à partir de 1965, les ouvrières de cette usine viendront travailler à Plonéour où, chaque matin, un car va les chercher. Des ouvrières viennent également du Cap Sizun et restent sur place toute la semaine, dans un logement appartenant à l'usine, sur la route de Tréogat. Pour elles, c'est chaque lundi qu'un car allait les chercher. Raphalen, dans les années 1970 à 1980, réussit à fournir une grande chaîne européenne de magasins en Allemagne qui va représenter une très grande vente des conserves de légumes partant plus généralement de l'usine de Picardie, par camions entiers de vingt quatre tonnes en direction des différents dépôts de l'enseigne. Ses exportations se font également notamment en Allemagne, Belgique, Hollande, Suisse, Québec. Raphalen fournit chaque année, l'armée française y compris les FFA. La vente, en gros boitages, est importante du fait de la réalisation des ventes dans les écoles, hôpitaux, cantines, crous, etc... Si la conserverie Raphalen ferma ses portes en 1992, la conserverie Larzul continue à faire vivre près de 100 familles sachant qu'un emploi en usine génère 4 à 5 emplois indirects d'une telle usine de conserves. Il y avait également une usine de chaussures, l'entreprise Quiniou, qui employait une centaine de personnes, une partie en usine, une partie à domicile. Elle cessera son activité en 1975.

6. Son critérium :

Plonéour-Lanvern reste célèbre dans le monde cycliste car son Critérium International était l'un des plus primés en Bretagne après Châteaulin. Sur ce circuit sont venus les plus grands noms du peloton international de l'époque comme Jacques Anquetil, Louison Bobet, André Darrigade, Hugot Koblet, Rudi Altig, Raymond Poulidor, Raymond Delisle, les Frères Desmet, Henri Duez, Benoni Beheyt, Emile Daems, André Le Dissez, Jean Stablinski, Jean Malléjac, Gilbert Scodeller, Jean Bobet, Roger Rivière, Gérard Saint, Corentin Sévignon. En 1962, j'ai la chance de rencontrer Raymond Poulidor que j'ai eu l'occasion de revoir très souvent depuis. J'ai aussi eu la chance de rencontrer André Darrigade, Champion du monde sur route en 1959, qui m'a fait l'honneur de m'envoyer l'un de ses maillots avec les liserets irisés. Je raconte cette anecdote dans un mes livres.

7. Ses chapelles :

Plonéour-Lanvern possède, sur son territoire 3 chapelles qui font un gros patrimoine religieux. Depuis sa rénovation, Lanvern semble être plus visitée d'autant qu'elle se trouve près de l'axe routier Plonéour-Quimper. Languivoa a entamé sa restaurant dans les années 1970. Au sud de la commune, il y a la chapelle de Bonne Nouvelle.

 

 Plonéour-Lanvern est la ville où je suis allé en classe. La plupart des élèves, en ce milieu du XXe siècle, vont à l'école du village, soit à l'école publique, soit à l'école privée. Cliquez ici pour aller sur la page de cette école. De tous ces éléments j'en parle dans mon ouvrage "Ma vie dans ma jeunesse".

A voir quelques photos du Pays Bigouden en cliquant sur le lien Pays Bigouden du pays !
Photos (c) AC 2011-2017

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