G É N É A L O G I E   C A R V A L

Plonéour

Lanvern

Faire la généalogie de sa famille est toujours un long travail de recherches, de surprises, de consultations, tout cela sert parfois à trouver des éléments d'histoire de sa ville, de son quartier, de sa famille. Si l'on désire remonter au sommet de la pyramide, il manquera toujours quelque chose car les registres n'ont pas été tenus depuis le début mais seulement il y a, environ un peu plus de 4 siècles. Ensuite ces registres sont tenus dans les paroisses donc transcrits par des prêtres ou des curés à partir de baptêmes, de mariages ou de sépultures. On peut partir du principe que tout le monde était baptisé mais était-ce vraiment le cas. C'est pour cette raison qu'il est parfois difficile à tout réunir. Toutefois, à partir de 1792, les données sont justes puisqu'il y a une obligation à déclarer une naissance dans les trois jours. Cependant il y aura quelques erreurs quelquefois. Ceci dit, voici Plonéour et Lanvern qui ont fusionné pour donner Plonéour-Lanvern. A l'époque une vie en "noir et blanc" comme les photos ci-dessus.

La commune de Plonéour-Lanvern est constitutée du rattachement de la commune de Lanvern à Plonéour. Cet rattachement date de 1827. Si l'on reprend l'histoire, au départ ces communes étaient des paroisses. Il y avait la paroisse de Lanvern composée de 3 blocs différents, une petite partie autour de Lanvern, une autre partant de Kerguien jusqu'à Bodérez jusqu'aux limites de Peumerit, jusqu'au Moulin de Bondivy aux limites de Tréogat. De Kerguien, cette limite remontant vers Kerliver, Leurélis, puis Kerviligou excluant le village de Tréordo qui était dans la paroisse de Plonéour. Puis la paroisse comprend le village de Saint Honoré. Les historiens reprennent ensuite l'appartenance des paroisses auxquelles elles sont rettachées. Les délimitations étaient souvent faites suivant les dons apportées à ces paroisses dites ecclésiastiques, domaines religieux qui servaient de base au culte et à la levée de la dime.

Après la Révolution Française de 1789 ces paroisses deviennent des communes. Lanvern devient donc une commune tout comme Plonéour. Les maires des communes ne sont pas élus au suffrage universel mais nommés par le préfet dont ils dépendent. Avant la révolution, les registres des baptêmes, mariages et sépultures étaient tenus par les curés des paroisses. La notion "naissance" était simplement "baptême" d'où les initiales BMS. Par la suite, ce sont les municipalités ainsi constituées qui prennent la relève des naissances, mariages et décès. Dans certains cas, les nouveaux arrivants ont peiné à tenir les registres car, parfois, par manque d'instruction, certains ne savaient pas écrire. Les curés des paroisses possédaient une bonne instruction tandis que celle du peuple était moindre.

A compter du 20 septembre 1792, la tenue des registres est retirée aux curés ou prêtres des paroisses. Elle est transférée aux responsables des communes. De 1789 à 1799, les agents municipaux étaient élus au suffrage direct. Les personnes qui voulaient devenir les agents municipaux devaient payer un impôt dans la commune. Etaient donc exclus les personnes qui n'en payaient pas. A partir de l'année 1800, les maires des communes de moins de 5 000 habitants, étaient nommés par le préfet, par le premier consul pour les autres. La notion de maire arrive à remplacer celle d'agent municipal. Il y aura des modifications sous la seconde république. C'est l'histoire que chacun de nous a appris à l'école.

Comme les autres communes, Plonéour et Lanvern gèrent la leur comme les autres communes de France. A Lanvern comme à Plonéour, la langue bretonne est la plus usitée mais il n'est pas question de retranscrire les actes dans cette langue bretonne que certains, s'ils savent la parler correctement selon les contrées, ne peuvent pas l'écrire. Il y a obligation d'écrire les actes de naissances, de mariages et de décès en Français, langue de la République. Dans un premier temps, les responsables de conseils municipaux avaient pour tâches principales cette tenue des registres. Par la suite, petit à petit, les compétences sont élargies à la gestion des communes. C'est ainsi qu'apparaissent, dans de nombreuses villes de France, les difficultés à gérer certaines communes soit par manque d'expérience, soit par manque d'instruction. La fusion de beaucoup s'effectue pour pallier à ces difficultés. C'est toujours le préfet ou le premier consul qui en a la charge de cette gestion.

Ainsi par ordonnance du 31 janvier 1827 la commune de Lanvern est rattachée à celle de Plonéour. Depuis février 1816, le maire de Plonéour est Jean Alain LE CARVAL, ce dernier étant conseiller municipal et adjoint au maire de Plonéour avant d'être nommé maire, lorsque Yves ARNOULT exerce la fonction de maire, qu'il avait déjà exercée pendant 6 ans auparavant, de 1806 à 1812. De 1816 à 1827 Jean Alain LE CARVAL est maire de Plonéour. C'était il y a 200 ans aujourd'hui.

Yves ARNOULT maire et notaire, ne pouvant plus exercer conjointement la fonction de maire et de notaire ayant transféré ses minutes à Pont-l'Abbé, écrit au préfet lui suggérant la nomination de Jean Alain LE CARVAL comme maire ou un Monsieur MAVIC. Le préfet nomme Jean Alain LE CARVAL, celui-ci remplissant les conditions requises pour être nommé maire.

Lettre de Yves Arnoult au Préfet :

Pont-l'Abbé, 29 janvier 1816

Monsieur le préfet, Les deux citoyens que je crois les plus propres à remplir vos vues sont Jean Allain LE CARVAL adjoint de la mairie et Yves MAVIC, conseiller municipal. Ils sont tous deux pleins d'amour et de respect pour notre bon roi et pour son auguste famille et tiennent une conduite à l'abri du plus léger reproche. Il est malheureux que leur éducation ne corresponde pas à leurs autres qualités. Cependant ils savent lire et écrire et je connais dans nos campagnes plusieurs maires qui n'ont pas plus d'instruction qu'eux.

Je crois cependant, monsieur le préfet, que le moyen d'assurer la marche des affaires administratives dans la commune serait de nommer pour maire Jean Allain LE CARVAL et pour adjoint (...).

Lorsque Lanvern est rattaché à Plonéour, pour donner Plonéour-Lanvern, le 31 janvier 1827, Jean Alain LE CARVAL devient le maire de la nouvelle commune de Plonéour-Lanvern.

Jean Alain LE CARVAL, est le dernier maire de Plonéour et devient le premier maire de Plonéour-Lanvern. Il restera maire 6 ans à partir de 1827 jusqu'en août 1833, date à laquelle il se retire. Il s'éteindra moins de 3 ans plus tard. Il aura donc été maire de façon continuelle de mars 1816 à août 1833 soit 17 et 7 mois. Jusqu'en 2000, il était le 3e maire qui occupa la plus haute fonction à Plonéour et Plonéour-Lanvern, après René DANIEL, 41 ans, et Pierre Jean DANIEL, 30 ans. Aujourd'hui cette 3e place est acquise à Michel CANÉVET, maire d'avril 1992 à octobre 2017, soit 25 ans et 6 mois, contraint de démissionner eu égard de la loi sur le non-cumul des mandats. Jean Alain LE CARVAL devient désormais 4e.

1. Jean Alain LE CARVAL :

Acte de baptême de Jean Alain LE CARVAL

Voici l'extrait du baptême de Jean-Alain LE CARVAL écrit de la main du curé de la paroisse de Penmarch. "Jean Alain Le Carval fils légitime de Alain et de Marie Le Dréau, mari et femme, né au village de Langrouguen en cette paroisse le premier novembre mil sept cent quatre vingt onze, a été solonnellement baptisé par moi soussigné curé, parrain et marraine ont été Jean Le Dréau qui signe, Anne-Marguerite Le Carval qui, avec le père présent, déclare ne savoir signer. Signatures de Jean Joseph Le Dréau, G. Morvan curé de Penmarch".

2. Jean Alain LE CARVAL : les origines

Jean Alain LE CARVAL est né à Penmarch à Langrouguen. Son père, Alain Le Carval est né à Kérouil en Penmarch, son arrière grand-père est né à Saint Guénolé, paroisse de Beuzec Cap Caval. Ils portent tous le nom de LE CARVAL jusqu'au haut de la pyramide de l'arbre tandis que maintenant le "LE" a disparu pour la plupart sauf dans la région de Penmarch où, aux XXIème siècle portent toujours le nom LE CARVAL. Cela peut se traduire par les enregistrements en mairie où, dans certaines d'entre elles, les "L" étaient classés dans "L" tandis que dans d'autres mairies ils étaient classés dans "C". Puisque les obligations de registres se situent au milieu de XVIème siècle, il n'est pratiquement pas possible d'aller au delà dans l'époque du temps sauf pour une catégorie de personnes, ce qui n'est pas le cas ici. Certains historiens ont cherché les origines bien au-delà mais trouvent les mêmes écueils dans leurs recherches. Il y a la particularité de trouver les CARVAL dans le Pays Bigouden et le Cap Sizun pour plus de 90% des personnes au XXème siècle. Cependant, sur la partie possible,pour l'instant, il n'est pas établi de lien entre les familles CARVAL du Pays Bigouden et celles du Cap Sizun ce qui semble assez curieux. Peut-être faut-il remonter plus haut pour en trouver.

3. Jean Alain LE CARVAL : ses enfants

Jean Alain LE CARVAL se marie en 1806 à Plonéour, à Catherine GADONNA dont la famille habite Kéréon à Plonéour. La famille GADONNA habite Plonéour depuis qu'il est possible de trouver une trace. De leur union naît 7 enfants :
1. Marie Catherine LE CARVAL: 1810-1852 qui se marie à Alain LE CORRE : 8 enfants
2. Jean Marie CARVAL : 1813-1863 qui se marie à Urbanne QUILLIEC puis à Tudyne LE GUEN : 14 enfants
3. Noël LE CARVAL : 1815-1815
4. Jean LE CARVAL : 1819-1871 qui se marie à Louise LE GARREC : 8 enfants
5.
Corentin LE CARVAL : 1823-1905 qui se marie à Anne LE CALVEZ : 8 enfants
6. Yves LE CARVAL : 1826-1892 qui se marie à Corentine LE GARREC puis à Jeanne LE LOCH : 12 enfants
7. Catherine LE CARVAL : 1829-1855 qui se marie à Henri BOIS : 1 enfant

Jean Marie CARVAL né en 1813 ne porte pas, à sa naissance, "LE CARVAL" mais simplement "CARVAL", tous les autres enfants portent "LE CARVAL". Jean CARVAL (1813-1863) sera premier adjoint au maire de Plonéour-Lanvern, Pierre Jean DANIEL.

Jean CARVAL né en 1819 et son frère Yves CARVAL 1826 se marient à 2 soeurs LE GARREC, Louise pour Jean et Corentine pour Yves.

Jean Alain LE CARVAL a donc 51 petits-enfants. De ces enfants je suis de la branche de Corentin LE CARVAL (1823-1905)

4. Corentin LE CARVAL : ses enfants

Corentin LE CARVAL se marie le 13 juillet 1848 à Plonéour-Lanvern, à Anne LE CALVEZ. De leur union naît 8 enfants :
1. Inconnu LE CARVAL (1849-1849)
2. Jean Marie LE CARVAL (1851-1878) qui se marie à Jeanne LE HÉNAFF : 1 enfant
3. Catherine Anne LE CARVAL (1853-1893) qui se marie à Jean Vincent Le CLÉACH puis à Daniel LE FAILLER : 7 enfants
4 . Jean Corentin LE CARVAL (1855-1942) qui se marie à Jeanne LAGADIC puis à Marie Catherine BALOUIN : 8 enfants
5. Corentin LE CARVAL (1857-1940) qui se marie à Anne BALOUIN : 9 enfants
6.
Jacques CARVAL (1859-1924) qui se marie avec Marie Louise TANNEAU : 13 enfants
7. François LE CARVAL (1862-1944) célibataire
8. Marc CARVAL (1867-1928) qui se marie à Rosalie LOUSSOUARN : 11 enfants

Corentin LE CARVAL et Anne LE CALVEZ ont 8 enfants dont 2 portent seulement le nom CARVAL, Jacques et Marc, les autres sont LE CARVAL. Ils ont 49 petits enfants. De ces enfants je suis dans la branche Jacques CARVAL

5. Jacques CARVAL : ses enfants

Jacques CARVAL se marie le 24 septembre 1885 à Saint Jean Trolimon, à Maire Louise TANNEAU. De leur union naît 13 enfants :
1.
Jacques Yves CARVAL (1886-1916) qui se marie à Marie Louise KERLOC'H : 2 enfants
2. Marie Louise CARVAL (1888-1893)
3. Anne Catherine CARVAL (1889-1957) qui se marie à Jean Marie TANGUY : 6 enfants
4. Jean Marie CARVAL (1891-1954) qui se marie à Yvonne LE REUN : 2 enfants
5. Marie Louise CARVAL (1893-1896)
6. Anne Michelle CARVAL (1894-1894)
7. Marie Michelle CARVAL (1896-1980) qui se marie à Pierre LE BRUN : 5 enfants
8. Joseph CARVAL (1898-1900)
9. Jean Louis CARVAL (1900-1960) qui se marie à Jeanne OLLIVIER puis à Jeanne LE LOCH : 4 enfants
10. Marie Josèphe CARVAL (1901-1902)
11. Corentin CARVAL (1903-1905)
12. Alour CARVAL (1906-1966) qui se marie à Rosalie LE DREZEN : 5 enfants
13. Léocadie CARVAL (1910-1912)

Jacques CARVAL et Marie Louise TANNEAU ont 13 enfants. Ils ont 24 petits enfants. De ces enfants je suis dans la branche Jacques Yves CARVAL. Certains généalogistes, pour ne pas dire la plupart, indiquent via les sites de généologie que Jacques CARVAL est né en 1859 et décédé en 1889, qu'avant d'épouser Marie Louise TANNEAU il a eu une autre union avec une personne qui n'est jamais citée, donnant comme enfant Jacques Yves CARVAL. Ces données internet sont erronnées. Jacques CARVAL n'est pas décédé en 1889 mais en 1924 à TRÉGUENNEC. Il possible de voir son nom, et sa signature, dans tous les actes de naissances de ses enfants et, pour certains hélas, les actes de décès. Il est possible également de voir son nom et sa signature sur d'autres actes de naissances, ou autres, de sa famille proche. De même pour Marie Josèphe née en 1901, il lui est attribué un mariage alors qu'elle est décédée en 1902. Elle n'a pas pu se marier en 1920 comme certains l'indiquent. Quant au monsieur qui lui est cité comme mari, il est bien marié en 1920 à une autre femme.

6. Jacques Yves CARVAL : ses enfants

Jacques Yves CARVAL (*1) se marie le 11 septembre 1911 à Plonéour-Lanvern, à Maire Louise KERLOC'H. (*2). De leur union naît 2 enfants

1. Jean Louis Jacques CARVAL (1913-1989) qui se marie à Marie Thérèse FAOU (*3) : 3 enfants dont Armand CARVAL
2. Marie Jeanne Henriette CARVAL (1915-2010) qui se marie à Daniel COIC : 2 enfants

Jacques Yves CARVAL (*) et Marie Louise KERLOC'H ont 2 enfants. Ils ont 5 petits enfants. De ces enfants je suis dans la branche Jean Louis Jacques CARVAL

(*1) Jacques Yves CARVAL connaîtra ses 2 enfants (1913 et 1915) mais décède en 1916. Il ne connaîtra donc jamais ses petits-enfants. Sur l'acte de naissance il y a un trait d'union entre Jacques et Yves ce qui fait dire que c'est Jacques-Yves. D'autres documents officiels notamment celui du décès ne le portent pas. A bien regarder, le préposé à la mairie de Saint Jean Trolimon mettait des traits entre tous les prénoms. Il est relevé par exemple : Pierre-Jean-Joseph-Marie- et un trait d'union après Marie. Quel prénom pour cette personne car il ne peut pas s'appeler par les 4 prénoms à la fois.
(*2) Le frère aîné de Marie Louise KERLOC'H, Jean KERLOC'H (1872-1928) se marie, à Plonéour-Lanvern, en 1895 à Anne Marie CARVAL (1878-1920). Tous deux sont natifs de Plonéour-Lanvern. Ce couple, purement plonéouriste, quittera, en 1898, Plonéour-Lanvern pour s'installer définitivement à Plonéis. Marie Louise KERLOC'H n'avait que 5 ans lors du mariage de son frère.
(*3) Ma mère bien que la fille de Jean Marie LE FAOU ne porte pas le nom LE FAOU mais FAOU un oubli à la mairie fait qu'elle ne porte pas tout à fait le même nom que sa soeur et ses frères. A noter aussi que pour l'un de ses frères le prénom usité est le second. Cela était courant à l'époque.

7. Armand CARVAL :

Même si les généalogistes indiquent LE CARVAL pour l'ensemble de la branche LE CARVAL depuis 1555 certains d'entre nous l'avons perdu au fil des années et d'autres l'ont conservé. Je n'ai pas LE CARVAL mais simplement CARVAL comme indiqué dans les tableaux ci-avant. Armand CARVAL

8. LE CARVAL à PLONÉOUR :

Jean Alain LE CARVAL n'est pas le premier LE CARVAL à venir ou d'être présent à Plonéour. En 1736 Yves LE CARVAL de Plomeur, en se mariant à Jeanne LE FAOU, fait venir à Plonéour les LE CARVAL. On les trouve à Kérambleudou, à Kéricun en 1776 mais Kéricun se trouve dans la paroisse de Lanvern. Il est difficile de savoir exactement l'époque où les LE CARVAL sont à Plonéour d'autant qu'il n'y a pas de registres au delà d'une certaine période.

Pendant toute la période où Jean Alain LE CARVAL est maire de Plonéour, puis maire de Plonéour-Lanvern, son père fera partie de son conseil municipal. Plus tard un de ses petits-enfants, Jean Marie CARVAL de Kéréon deviendra premier ajoint au maire, pour une période, lorsque Pierre Jean DANIEL est maire.

9. Jean Alain LE CARVAL et ses frères :

Les parents de Jean Alain LE CARVAL sont Alain LE CARVAL (1758-1836) et Marie LE DRÉAU (1756-1809) comme indiqué sur son acte de baptême. Le couple Alain LE CARVAL-Marie LE DRÉAU a 10 enfants. Ils sont mariés le 9 février 1779.
1. Alain LE CARVAL (1780-1780)
2.
Jean Alain LE CARVAL (1781-1836) marié à Catherine GADONNA : 8 enfants
3. Marie Anne LE CARVAL (1783-1817) mariée à Nonna LE BOENNEC : 13 enfants
4. Yves Joseph LE CARVAL (1785-1823) marié à Marie Louise MAVIC : 3 enfants
5. Alain Yves LE CARVAL (1788-1843) marié à  Marguerite LE CORRE : 9 enfants
6. Anne LE CARVAL (1791-1832) mariée à Jean Marie GUÉGUEN - 7 enfants
7. Marie LE CARVAL (1791-1791)
8. Catherine LE CARVAL (1793-1859) mariée à Henri GLOAGUEN : 5 enfants
9. Pierre LE CARVAL (1795-1832) marié à Jeanne ARNOULT : 2 enfants
10. Marie Anne LE CARVAL (1802-1809)

Jean Alain LE CARVAL a donc 47 neveux et nièces.

9. Jean Alain LE CARVAL et la révolution française de 1789 :

Jean Alain LE CARVAL a un peu plus de 7 ans lors de la Révolution Française de 1789. Un âge suffisant pour se rappeler de ces événements même si le système de communication était différent de celui de maintenant. En 1789, Jean Alain LE CARVAL était à Penmarch avec ses parents, ses frères et sa soeur.

10. Jean Alain LE CARVAL et ses parents :

Jean Alain LE CARVAL se marie en 1806. Il a 25 ans, sa femme n'a pas 16 ans. S'il n'est pas l'aîné de la famille il le devient par obligation puisque le premier enfant du couple de ses enfants, Alain né en 1780, n'a pas survécu. Jean Alain LE CARVAL n'a pas 28 ans lors du décès de sa mère, Marie LE DRÉAU, en 1809. Le plus jeune des enfants a 14 ans lorsqu'ils perdent leur mère. Alain LE CARVAL, leur père ne se remarie pas. Sur les 10 enfants du couple 2 ne survécurent pas et la dernière née en 1802 décède à 7 ans. Au décès de sa femme, Alain LE CARVAL a 51 ans. Né à Kérouil en Penmarch il est à Langrouguen où il est "laboureur de terre". Beaucoup des LE CARVAL sont marins et le seront par la suite. Alain LE CARVAL vient à Plonéour en 1800, à Lescoulouarn. Sa dernière fille, Marie Anne née en 1802 naît à Lescoulouarn.

En 1800 Jean Alain LE CARVAL a 19 ans. Lescoulouarn est situé en prolongation de Kéréon. La proximité fera qu'en 1806 il se marie à Catherine GADONNA le 1er juillet. Sur son acte de mariage il signe "Jean Allain Le Carval". A sa naissance il n'y a pas de "2 L" à Alain. Il n'y aura pas non plus sur les autres actes de naissance. Lors de la célébration du mariage de Jean Alain LE CARVAL il y a 4 témoins : Alain LE CARVAL père du marié, Jacques GADONNA, père de la mariée, Jean Marie GADONNA, frère de la mariée tous trois habitant la commune de Plonéour et Nonna BOENNEC, beau frère du marié. Le mariage est célébré par Louis Pierre MERMET, secrétaire de mairie de Plonéour, délégué pour remplir la fonction d'Officier d'État Civil.

11. Jean Alain LE CARVAL et sa profession :

Jean Alain LE CARVAL est, comme son père, cultivateur à Penmarch d'abord où il aide ses parents puis à Kéréon à Plonéour à partir de 1806 lorsqu'il se marie à Catherine GADONNA. Comme son père Jean Alain LE CARVAL sera veuf puisqu'il perd sa femme en 1831 alors qu'il n'a pas 50 ans. Marié le 1er juillet 1806, il résidera presque 30 ans à Kéréon pendant lesquelles il sera maire 17 ans et 7 mois. S'il a bien été adjoint au maire, il a dû être également conseiller municipal quelque temps avant.

12. Jean Alain LE CARVAL en mairie :

Signature de Jean Alain LE CARVAL Voici la signature de Jean-Alain LE CARVAL sur tous les actes de naissances, de mariages, de décès et documents administratifs de la commune de Plonéour et celle de Plonéour-Lanvern ensuite. Ce qui peut frapper c'est que dans sa signature il signait J. alaincarval maire, encerclant son nom. Le premier acte de naissance qu'il signe est du 17 avril 1816 en tant que maire. Cependant, il signe également l'acte de naissance du 5 février 1816 dont le maire est Yves ARNOULT, Jean Alain CARVAL étant adjoint au maire mais le 12 février 1816 il indique être maire. S'il est bien né "Jean Alain Le CARVAL, il se peut bien qu'il soit appelé "Alain CARVAL" comme son père. Sur son acte de décès du 23 avril 1836, il est indiqué "Allain Le Carval, ancien maire de Plonéour". Là il y a aussi "2 L" à Alain, donc Allain". Très souvent le second prénom était celui d'usage. Son grand père s'appelait aussi Allain Le Carval. De par sa signature, son nom était déjà "alaincarval". Il faut se remettre dans la période d'autre fois. De même, sur son acte de décès, il est mis "veuf de Catherine LE GADONNA. Là aussi le "Le" est mis parfois et pas dans d'autres cas.

13. La plus longue longévité dans la descendance de Jean Alain LE CARVAL :

Lorsque la rencontre des CARVAL a été faite, le 22 mai 2016 à PLONÉOUR-LANVERN la plus longue longévité de la descendance de Jean Alain LE CARVAL est Louise KERLOC'H. Elle est née le 10 février 1915 à Plonéis et décédée le 20 février 2010 à QUIMPER, à 95 ans et 10 jours. Elle est la fille de Jean KERLOC'H et Anne Marie CARVAL. Sa cousine Marie CARVAL née le 15 octobre 1915, décédée le 26 juin 2010, soit 94 ans 7 mois 11 jours, fille de Jacques Yves CARVAL et Marie Louise KERLOC'H ont eu un parcours presque identique. Elles sont nées la même année et décédées la même année. Jean KERLOC'H et Marie Louise KERLOC'H étaient frère et soeur. Depuis le 2 septembre 2017, la plus longue longévité de la descendance de Jean Alain CARVAL est Alain DAOULAS, né le 22 août 1922 toujours en vie. Alain DAOULAS a la particularité d'être, à égalité de générations, le descendant de Jean Alain CARVAL et de Yves LE FORESTIER de LESMADEC qui fut, tout au long des mandatures de Jean Alain CARVAL, son premier adjoint.

Retrouvailles CARVAL : Pour fêter les 200 ans de l'élection de Jean Alain CARVAL maire de Plonéour, ses descendants ont organisé une rencontre intergénérationnelle à Plonéour-Lanvern le 22 mai 2016. 150 personnes se sont retrouvées dans cette commune dirigée au début du XIXème siècle par leur aïeul. Cela a été l'occasion, pour beaucoup, de rencontrer pour la première fois des membres de leur famille. La journée fut trop courte pour que chacun puisse faire de plus amples connaissances et se situer les uns par rapport aux autres. Chaque descendant est parti avec un diagramme représentant son arbre généalogique comme celui du début de cette page me concernant, établi par rapport à Jean Alain CARVAL. Il y avait des personnes en génération 5, 6, 7 et 8. La personne la plus âgée présente est née en 1927 et la plus jeune en 2015. L'éloignement de certains, aujourd'hui, n'a pas suffi à les empêcher de venir à cette fête. Ils sont venus de Grenoble, Lyon, Toulouse, Rennes et d'ailleurs.

Le chemin à l'envers Il nous arrive tous, à un moment de notre vie, de penser ce que pouvait être la vie de nos ancêtres. Refaire "Le chemin à l'envers" permet de retracer une partie de leurs vies grâce aux écrits qu'il nous reste. Les réunir dans un ou plusieurs ouvrages c'est reculer leur oubli pour plusieurs décennies. A l'époque, pas de caméra ni de photos pour les ascendants les plus lointains. Seules des signatures si un  registre de baptême, de naissance, de mariage, de décès permettaient de suivre leurs mouvements. Quant à leur quotidien, tout était précaire sans aucune commodité. L'hiver avait prise sur eux car les moyens de chauffage étaient très limités. En campagne, le bois était la premère matière qui servait à réchauffer les maisons sur des âtres ouverts où le vent s'engoufrait, happant la chaleur émise par ces bûches. Sur la table, une nourriture dérisoire où le pain servait de base. Les habitations aux murs épais avec des fenêtres étroites empêchaient parfois le soleil de réchauffer les pièces. Ces murs faits de pierres et de terre n'étaient toujours droits. A l'intérieur, dans les pièces principales, le sol en terre battue gardait l'humidité remontant le long des murs. La lumière était celle du jour, la chaleur celle du soleil. Sans même remonter si loin dans le temps, partout dans les campagnes on retrouvait ce paysage. S'il nous reste des écrits, tout le monde ne savait pas lire ni écrire ni compter. Cela était réservé à une catégorie de personnes. Ici dans ma région point besoin de reculer si loin pour se souvenir de ces habitations modestes. Dans certains coins l'électricité ne vint qu'après les années 50. Les bougies, les lampes à pétrole servaient à éclairer les longues soirées d'hiver devant ces cheminées ouvertes. Le mot "confort" s'il existait dans le dictionnaire ne trouvait pas sa prolongation dans la réalité. Il y avait cette différence entre la vie dans les campagnes et dans les bourgs des villes. Aujourd'hui cette différence perdure entre les citadins et les campagnards. C'est pour cela que, petit à petit, certains ont quitté les campagnes pour vivre en ville dans le confort qui n'existait pas chez eux. La présentation, ici, n'est qu'un petit aperçu de "le chemin à l'envers" dans lequel nous devrions puiser des idées afin d'être moins exigeants. D'hier et d'aujourd'hui, le contraste est grand, il y a tant de choses à savoir car si nous sommes là, ce n'est pas par hasard mais grâce à ceux qui ont tracé le chemin avant nous.

Descendance Jean Alain CARVAL L'idée de réaliser une journée de rencontre pour une cousinade des CARVAL est née lors d'une conversation en 2014, sur la place de la mairie à Plonéour-Lanvern. Pour réaliser une telle rencontre il faut avoir une grande partie de son arbre généalogique comme référence. A l'époque je n'avais absolument rien. Si, grâce à ma mémoire, je pouvais avoir les contours j'étais loin de me douter que la branche dont nous dépandions était si grande. Partant de cette idée, je commence à constituer l'arbre mais je ne savais pas jusqu'où j'allais. Tout d'abord j'ai choisi un logiciel de généalogie qui me permettrait de construire une base de données. Comme je savais que notre descendance avait eu Jean Alain CARVAL, maire de Plonéour, par la suite devenu 1er maire de Plonéour-Lanvern en organisant le rattachement de Lanvern à Plonéour. Le thème est trouvé pour avancer dans cette direction, faut-il encore retrouver toutes les branches et toutes les ramifications de la descendance mais aussi des ascendants de Jean-Alain CARVAL. Commence alors le long chemin vers cette construction de l'arbre, compliqué comme bien d'autres. Ce chemin me mène vers les registres des différentes communes concernées. La lecture des actes est parfois difficile. Même si j'ai eu l'habitude de déchiffrer des écritures manuscrites, ici c'est encore différent car dès que l'on remonte vers les années 1800, cela devient souvent difficile. Si certains ont fait la paléographie c'est-à-dire l'étude des écritures anciennes, je n'ai rien fait de cela. Dans un 1er temps, je réunis 11 000 noms dans ma base de données, sachant que les familles sont imbriquées, j'ai l'impression d'être dans un système sans fin qui s'élargit au fil des semaines et des mois. Puis ces recherches s'arrêtent en début 2015 pour reprendre à la fin de l'année car l'idée du thème reste en mémoire. Je vois que je suis loin d'être au bout de ce chemin et j'irai jusqu'à près de 30 000 noms. Puisque l'idée est là, il nous faut faire la rencontre en 2016 que l'on prévoit au 22 mai. Dès que les annonces sont faites, dans les médias, nous la peaufinons par des réunions régulières hebdomadaires. Des anecdotes et des surprises il va y en avoir. Je crée un site internet pour l'occasion. Cela me vaut une demande de TF1 désirant couvrir ce sujet mais TF1 voulait une cousinade d'environ 600 personnes alors que nous avions d'abord pensé à 300 puis descendu à 150. Je reçois également une demande d'un journaliste parisien. Il viendra couvrir l'événement. Pour que cette journée soit mémorable, j'ai eu l'idée de dresser un diagramme pour chaque descendant présent, en prenant comme référence Jean Alain CARVAL. J'avais des diagrammes sur 5, 6, 7, 8 générations. J'essaie, autant qu'il m'est possible, de réaliser un diagramme complet ce qui fait augmenter la base de données. Puisque c'est grâce aux écrits qu'il nous a été possible de remonter le temps, je raconte dans cet ouvrage tout ce qui a permis de réaliser cette journée avec toutes les personnes qui ont voulu s'associer au projet. Que cela permette de proroger le temps et de connaître les différentes branches de la descendance Jean Alain CARVAL puis simplement celle des CARVAL depuis 1600 qui se trouve dans la plupart des branches des familles du Pays Bigouden. Lors de ces recherches je ne suis pas arrivé à faire le pont avec les CARVAL du Cap-Sizun qui sont aussi nombreux.

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