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 C O N D U I R E   A U   M A R O C

1 - Voiture louée

2 - Rond Point

3 - Circulation

4 - Vue d'ensemble

1. Conduire au Maroc :

Conduire au Maroc

La voiture de la photo 1 est celle que nous avons louée à Marrakech car pour bien visiter, et dans de bonnes conditions Marrakech et ses alentours, il faut avoir une certaine autonomie. Conduire dans Marrakech relève de l'exploit tant il est vrai que la circulation est anarchique. Il ne faut donc pas être distrait au volant mais quand bien même cela ne suffit pas. Il faut suivre le mouvement des tous les véhicules y compris vélos, vélomoteurs, taxis, calèches, piétons, charrettes à bras, ânes, chevaux, chameaux enfin tout ce qui fait la circulation. Dans un rond point, comme la photo 2, la priorité est à droite et non à gauche comme en France. Si l'on désire aller sur la place Jemaa El Fna avec sa voiture il faut s'armer de courage et de patience mais cela se fait naturellement. Ce n'est pas plus difficile que de traverser une ville en France à condition d'avoir les yeux partout. Il y a certes une différence entre conduire au Maroc et conduire en France. Vous pourrez trouver sur place des voitures de tous types ou toute cylindrée mais les prix seront en relation avec le modèle et la puissance du véhicule. Toujours est-il que vous serez mieux servis en louant une voiture pour pouvoir visiter, à votre gré et à votre goût, les endroits les plus importants de la ville de Marrakech sans être pressés par les taxis qui n'ont qu'une seule idée : vous faire tourner le plus longtemps possible pour vous faire payer le plus possible également. Avec une location de voiture vous avez tout votre temps pour vous balader sur les routes du Maroc en découvrant ce que vous avez envie. Néanmoins la conduite s'avère parfois difficile ou dangereuse, car les conducteurs de ce pays semblent ne pas avoir la même notion de la dangeurosité de la circulation. que nous.

Cela fait drôle de conduire dans un tel pays d'autant qu'en dehors de la ville de Marrakech ou d'Essaouira, les habitants vous attendent à chaque arrêt dissimulés dans la nature. Cela est parfois pénible et difficile car certains européens, ou autres, se sentent constamment harcelés de cette manière. Sur le Guide du Routard, le journaliste déconseillait la conduite, la considérant trop dangereuse. Si vous êtes au Maroc pour une semaine, les jours passeront vite de surcroît s'il s'agit de la première fois vous serez tentés de vouloir visiter les points les plus importants et oubliant un peu de regarder le pays en profondeur. Maintenant si vous êtes pour une quinzaine voire davantage vous serez tentés par la conduite, ce qui vous offre une liberté pour vous déplacer aux moments où vous le désirez sans être tenus par les moyens de locomotions existants dans les villes de votre séjour. Il ne faut pas non plus oublier que le Maroc est un pays montagneux. Il suffit de quitter Marrakech en direction de Tahanaoute vers Asni vous passerez par des routes surplombant les ravins. Si vous prenez la route vers la Vallée de l'Ourika, vous allez également monter à plus de 1500 mètres d'altitude mais la route est très agréable. Avant de partir vers Essaouira, Ouarzazate, Safi, Ouzoud, Casablanca, Agadir, Oukaïemeden, ou vers le Sahara Occidental assurez-vous que votre véhicule est capable de tenir la route sur de tels parcours et qu'elle puisse tenir la distance. En matière de location de voitures,

il existe plus de 400 agences dont la plupart traitent en sous location. Bien entendu il est préférable d'avoir un véhicule en bon état, quitte à payer quelques dirhams en plus. En règle générale la location d'un véhicule de tourisme de catégorie A doit coûter entre 300 à 400 dh la journée avec l'assurance comprise. Au niveau de la conduite des améliorations notables sont visibles mais cela demeure toujours précaire notamment à certaines heures. Se faufiler vers la place Jemaa-el-Fna en soirée demeure un exploit tant la circulation est dense et anarchique. Les feux tricolores existent tout comme les limitations de vitesse. Naturellement vous aurez le soin de vérifier la présence de la roue de secours, du cric, d'une manivelle, des ampoules de rechange, de la fermeture du coffre, du fonctionnement des feux etc... En règle générale les touristes ne sont pas arrêter par la gendarmerie sauf en cas d'infraction. La limitation de vitesse est de 60 kms/h en ville comme à Marrakech, et à 100 kms/h sur les routes hors agglomérations. Des panneaux de limitation sont visibles le long des routes. En cas d''infraction les amendes sont à 200, 400, 600, 800, 1000, 1200 dh.

Le prix de l'essence est à 10 dh le litre soit 1 euro. Les voitures consomment beaucoup plus qu'en France et il n'est pas rare de voir les fumées noires d'échappement à l'arrière des voitures. La circulation dans Marrakech est rendue trop ardue par le fait que les taxis tournent en permanence entre la place Jemaa el Fna et les complexes hôteliers afin d'emmener vers la place les touristes ou les autochtones. Si vous désirez aller du côté de Zagora ou la Vallée de Dadès, par les pistes, il est souhaitable d'aller en 4x4 et d'avoir de bons équipements. Rien ne vous empêche de louer un vélo, un vélomoteur, un quad. Toutefois, en voiture il faut éviter d'entrer dans les ruelles de la médina car les rues sont trop étroites et il y a beaucoup trop de monde pour pouvoir passer librement. Vous aurez l'impression de gêner. Avec une voiture vous aurez tout le temps de choisir les itinéraires que vous désirez. Si vous voulez aller près de la mer, à partir de Marrakech vous avez la possibilité d'aller à Essaouira où la mer est belle. Ensuite ce sera un plaisir de longer toute la côte en direction de Safi, puis éventuellement de continuer vers El Jadida. Toute la côte Atlantique est superbe mais moins chaude est haut qu'en bas. De même à partir d'Essaouira vous pouvez descendre sur Agadir où la ville est différente des autres villes du Maroc puisque reconstruite en grande partie depuis 1960. Avec la voiture louée nous avons fait 450 kilomètres la même journée en allant directement à Essaouira puis en revenant par Safi en longeant la côte, le jour de la fête de la musique. Le lendemain nous voulions aller à Ouarzazate mais le véhicule en aurait été incapable car il fallait monter à plus de 2200 m d'altitude par des routes à flanc de montagnes. Ce n'est pas le type de véhicule destiné à cela. Cette route est dangereuse avec des surplombs de 150 mètres ! Autant dire qu'en cas de chute il n'en restera rien, les carcasses en sont les témoins. Pour conduire en haute montagne il faut avoir l'habitude et avoir un véhicule solide.

2. Essaouira ou Mogador :

Essaouira

La voiture louée, en cette période de juin où la température était à plus de 50° à l'ombre à Marrakech a dû supporter un périple de 450 kilomètres le 1er jour. La première étape est de 170 kilomètres à partir de Marrakech en passant par Chichaoua pour arriver à Essaouira. Une route rectiligne que nous connaissions. Même s'il fait très chaud dehors, encore davantage dans la voiture qui n'avait pas de climatisation nous arrivons sans encombres à Essaouira, connue sous le nom de Mogador. A la française nous étions les gens de Mogador pour quelques heures. Essaouira ressemble un peu à Saint Malo. Le ciel est bleu. Il y a le ciel, le soleil et la mer qui est à 2 pas. Au hasard, si tant est que le hasard existe, j'ai pris cette photo à l'entrée d''Essaouira sans savoir qu'un plonéouriste a posé ses valises à cet endroit depuis plusieurs années. Ce panneau blanc et bleu est beau mais je n'avais pas lu ce qu'il était écrit dessus, le panneau fixant l'endroit parmi mes inombrables photos prises depuis ces derniers jours. L'occasion de déjeuner près de la plage après avoir mis les pieds dans l'eau. Une eau chaude mais cependant rafraichissante vu le sauna duquel nous sommes sortis en arrivant. Une fois fini le tour en ville, la plage nous reprenons notre chemin en espérant que la voiture n'ait pas pris un coup de chaleur. Non, elle démarre sans problèmes. A la sortie d'Essaouira il y a une petite côte mais pied au plancher après la descente la voiture peine à monter. Un manque de puissance qui ne nous fait pas peur. Nous ne retournons pas de suite à Marrakech et prenons à gauche afin de longer la côte en passant par Souiria pour arriver à Safi. C'est la seconde étape de la journée, Safi étant distante d''Essaouira de 140 kilomètres ce qui va faire dépasser les 300 kilomètres à la voiture. Et pour rimer je dirai que pour voyager loin il faut ménager sa monture. Le détour par la côte valait le coup d'oeil. Une vue superbe où l'on se croyait parfois en Bretagne à la Pointe du Raz. Des arrêts pour se restaurer et de multiples pour prendre des photos permettaient à la voiture de souffler. Pas un instant nous avons pensé à la crevaison ou à une panne de voiture.

3. D'Essaouira à Safi :

Mer vers safi

Cette photo prise à 23 kilomètres de Safi ressemble un peu aux photos de l'Ouest-Cornouaille quand on longe le bord de mer de Penmarch vers la Pointe du Raz. D'autres photos sont encore plus ressemblantes. il y a un peu de verdure au bord de cette plage, le sable est brûlant. La température est moindre qu'à Marrakech. S'il fait 50° à Marrakech, à Essaouira ou Safi c'est 32° avec de l'air venant de la mer. Le ciel est clair comme à Marrakech ou à Essaouira. La route est fréquentée comme celle de Marrakech vers Essaouira. Parfois nous devons ralentir car des camions chargés à bloc ont du mal à monter les côtes du bord de mer. Le paysage est tellement beau que nous avons flané en route négligeant les distances qui nous séparent de notre point de chute qu'est Marrakech. Il n'y a aucune heure précise pour rentrer mais il est préférable de rentrer avant la nuit. C'est plus prudent car conduire la nuit sur des routes inconnues est parfois difficile. En arrivant à Safi, j'ai l'impression de rentrer dans un autre paysage.

4. Safi :

Safi

En quelques kilomètres le décor n'est plus le même. En passant devant cette usine de phosphaye à Safi j'ai l'impression que le ciel est bas. Il est ocre comme si des particules de sable envahissait l'atmosphère. Je connaissais la ville de Safi pour ses conserveries de poissons. Dans les années 1950 Safi était le port sardinier le plus important au monde. Les ressources halieutiques de cette région, tout comme Agadir, sont très importantes.Un peu plus loin en entant davantage dans Safi ça sent le poisson, la sardine. Les banderoles flottent au vent tandis que 23 kilomètres avait, il n'y avait pas de vent. Cette couleur du ciel est simplement le sable soulevé par le vent. La distabce de Safi à Marrakech est d'environ 150 kilomètres. C'est la 3ème étape du jour pour près de 150 kilomètres en passant par Echemmaia. Dès la sortie de Safi vers Marrakech, les sacs noirs voltigent dans l'air et le ciel s'est assombri. Au loin les éclairs déchirent le ciel. Nous filons droit devant cet orage. 10 kilomètres plus loin, le ciel reprend ses couleurs, il est redevenu bleu et le sera jusqu'à Echemmaia et Ras el Ain. Il reste la moitié de cette 3ème étape à effectuer. Bien avant d'aerriver à Marrakech, les nuages remplissent le ciel la pluie tombe et l'escapade partie sous la chaleur termine sous la pluie qui a le mérite de rafraichir l'atmosphère. Une virée de 453 kilomètres au compteur sans que la voiture ait eu le moindre souci. Le lendemain matin nous enisageons d'aller à Ouatzazate distante de 200 kilomètres en passant par le col de Tizi'nTichka. Lorsque nous l'avons dit au resonsable de la location de la voiture, il nous a dit qu'il fallait être fou pour y aller car au mieux la voiture pouvait tenir entre 100 et 150 kilomètres surtout pas en montagne. Il fut stupéfait lorsque je lui ai dit avoir fait plus de 450 kilomètres la veille. Finalement le lendemain c'est une petite virée vers la Vallée de l'Ourika, Aghbalou et Setti Fatma pour essayer d'aller voir les casacades.

5. La voiture :

La voiture

La voiture a tenu le coup pour plus de 450 kilomètres. Le soir de la réception, à 20h, nous avons filé vers l'aéroport sous la pluie et presque nuit. Il fallait se la mettre en mains pour les randonnées du lendemain. Nous avons déjà visité La Palmeraie mais chaque fois la visite se faisait rapidement sans pouvoir l'admirer. Avec la voiture nous allons prendre notre temps pour prendre des photos de ces palmiers, de ces chameaux que certains disent faméliques, ne servant qu'à promener des touristes. A la sortie du Jardin d'Abgal, un automobiliste fait signe et montre le côté droit de la voiture. Nous sortons et voyons le phare qui pend. Il s'est décroché de son logement. Le loueur (photo ci-contre) va venir la réparer de notre sortie. Un problème existe sur la voiture mais il ne sera visible que la nuit. Un soir nous nous faisons arrêter à la hauteur du Palais des Congrès lors que nous filions faire quelques courses au Supermarché Marjane, route de Casablanca. Malgré cet arrêt nous sommes allés faire les courses.

6. Arrêt pour une ampoule grillée :

Palais des congrès

Il nous est donc arrivé, pour une ampoule ne fonctionnant pas sur un clignotant, d'être arrêtés et verbalisés. Immédiatement et sans autre forme, le policier nous a dit "votre feu ne fonctionne pas, c'est 200 dh ou le tribunal". il a regardé mes papiers et mon permis qu'il projetait de garder si je ne payais pas 200 dh (20 euros) de suite. Après discussion il n'y avait plus de problèmes et il nous a laissé passer. Mais dans ce cas, il faut arrêter sa route car 200 ou 500 mètres plus loin vous risquez d'être à nouveau arrêtés et comme il ne vous est pas donné de papier d'infraction cela peut durer longtemps. Autant dire que cela ne va pas. Il ne faudrait pas que vous ayez 50 ou 100 kilomètres à effectuer car vous seriez à la merci de chaque contrôle. Pourtant dans la ville de Marrakech la nuit beaucoup de vélomoteurs circulent sans lumière et naturellement sans casque. Désormais le port de la ceinture de sécurité est obligatoire et ne pas la mettre vous expose à une amende. La suite de cette péripétie est dans l'un des livre sur "Nos péripéties au Maroc". La suite racontée dans le livre a parfois de quoi étonner ! Le lendemain nous rendions la voiture, le loueur nous remboursant une journée. Notre voyage d'un mois au Maroc allait s'achever et il fallait penser au retour mais avant nous avions promis d'aller faire un tour de calèche la nuit autour de la Palmeraie.

Photos et textes © ACAR - Livres sur le Maroc disponibles en cliquant iCi

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